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Je suis né en France à Lille le 6 juin 1975. Mon père, féru d'histoire, est avocat et ancien président de l'Académie des Lettres, Sciences et Arts d'Arras. Ma mère est pianiste.
Lycéen, je crée et publie des jeux vidéo à destination de l'Amstrad CPC6128, tandis que je coécrit et représente une oeuvre théâtrale. Etudiant en droit à Lille, je produis avec une société roubaisienne quatre maxis 45t de musique électronique. Après obtention de ma maîtrise, je souhaite approfondir la propriété intellectuelle. Je quitte le nord pour suivre les cours de droit d'auteur du professeur Henri-Jacques Lucas à Poitiers. M'efforçant d'associer mes connaissances musicales avec mes études, j'écris un mémoire sur l'échantillonnage numérique qui me vaut de sortir major de sa promotion.
Je m'engage alors dans une recherche doctorale qui durera cinq années. Je choisis de travailler sur la renommée. Au début de ma thèse, j'entreprends de convertir mon mémoire en une chronique. Ce sera le début d'une série d'articles consacrée au droit d'auteur. Titulaire d'une allocation de recherches et d'un monitorat, j'enseigne trois ans le droit civil en première année, puis pendant trois autres années le droit patrimonial de la famille en quatrième année à la Faculté de droit de Poitiers.
Doctorant associé à un laboratoire du CNRS, le Centre d'Etudes sur la COopération Juridique Internationale (CECOJI) du Futuroscope, je deviens rédacteur en chef de la chronique de propriété littéraire et artistique. Dans le cadre du CECOJI, j'organise le 9 février 2001 une conférence sur l'édition musicale. Au mois de décembre de la même année, je prononce une conférence sur la "production en droit d'auteur" à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS).
Le 1er décembre 2003, je soutiens "La renommée en droit privé", devant un jury composé du professeur Grégoire Loiseau, du professeur Georges Bonet et de Maître Bernard Edelman. J'obtiens la mention très honorable avec les félicitations du jury assortie de l'autorisation de publication en l'état. Avec le soutien du professeur Bernard Beignier, "La renommée en droit privé" est publiée aux éditions Defrénois. Je m'engage alors dans le recrutement universitaire.
En 2004, je suis immédiatement qualifié par le Conseil National des Universités (CNU) grâce à l'enthousiasme de mon rapporteur, le professeur Bertrand Fages. Pour consolider ma candidature, je travaille à l'écriture d'un article de droit international privé, que je publie à la Revue Critique. Je mène en parallèle une collaboration avec le Juris-Classeur Propriété Littéraire et Artistique dirigé par le professeur André Lucas. Au cours de l'hiver 2005, je donne un séminaire sur la liberté de création aux étudiants du master pro "documentaire de création" à Angoulême. Mais, en définitive, face à la pénurie de postes de maîtres de conférence, je renonce à embrasser la carrière universitaire, après avoir participé à cinq concours.
J'entreprends alors de devenir avocat et suis une formation professionnelle sur Poitiers. Major de ma promotion, je retourne dans le Pas-de-Calais pour être formé par mon père. Je prête serment devant la Cour d'appel de Douai le 20 mars 2006. Cette année-là, j'adhère à la branche française de l'ALAI et obtiens mon certificat de spécialisation en propriété intellectuelle. En 2007, je renoue provisoirement avec l'enseignement en dispensant des travaux dirigés de droit des biens à la Faculté de droit de Lille II. Après plus de deux ans de barreau, j'intègre la SELARL Lamoril-Willemetz-Letko Burian. Le 1er juillet 2008, je prononce à Cambridge une conférence sur l'évolution de la notion de contrefaçon en droit d'auteur français. Mes recherches juridiques prennent en effet un tour plus historique, tandis que je m'ouvre à l'histoire littéraire, et en particulier à celle des avant-gardes du XXe siècle.
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